Toni MORRISON
Le rêve américain
Il y avait ces terres immenses tant convoitées, Pour les coloniser au plus vite ,il ne fallait pas être regardant , brutes , repris de justice , condamnés coupables ou innocents,crève-la -faim. La loi de la jungle ferait l'affaire , la soumission de l'homme par l'homme, pire , celle de la femme , de l'enfant , du plus vulnérable. Au tout début peu importait la couleur de la peau .
Le rêve était pourtant là..
UN DON : récit déchirant de la perte d'une innocence et de rêves brisés ( The New-York times)
Dans une langue poétique au rythme singulier, qui se glisse dans la peau de chacun de ses personnages, blancs, noirs, indigènes, esclaves ou maîtres, serfs ou gens de peu, "Un don" brasse et embrasse l’histoire, rappelle le puritanisme –non éteint - des premiers âges – .
extrait:
Les européens ne battirent pas en retraite (.........),il en viendrait toujours plus.Ils viendraient en parlant des langues ressemblant à des aboiements de chien; avec un désir enfantin pour les fourrures des animaux.Ils ne cesseraient de clôturer la terre , de transporter par bateau des arbres entiers vers des pays lointains, de prendre des femmes pour un plaisir rapide, de détruire le sol, de profaner les lieux sacrés et de vénérer un dieu terne et peu imaginatif. .N'ayant aucun lien avec l'âme de la terre , ils tenaient absolument à en acheter le sol, et, comme tous les orphelins, se montraient insatiables,
C'était leur destinée de chiquer le monde et de recracher des horreurs qui détruiraient tous les peuples premiers
*Ainsi parlait une vielle indienne
